Sof'IA, étude de cas Aller au contenu
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Étude de cas · HackAudit 2025 · CNCC

FRENES

Sof'IA

Préparer le travail du commissaire aux comptes sans jamais décider à sa place.

Rôle tenu
Conception et interface, cadrage produit, présentation au jury
Période
Février et mars 2026
Équipe
5 personnes, Epitech Lyon
Résultat
Finaliste, 5 projets retenus sur 71
71

projets déposés

15

retenus en deuxième phase

5

en finale, dont Sof'IA

4 min

de soutenance à Station F

Le concours

Un jury de commissaires aux comptes, quatre minutes

La Compagnie nationale des commissaires aux comptes, la CNCC, organise chaque année le HackAudit. L'édition 2025 portait sur les agents d'intelligence artificielle dans la profession.

Notre équipe est allée en finale, à Station F. La règle imposait une contrainte inhabituelle, aucune démonstration en direct le jour de la soutenance. Le prototype devait se comprendre tout seul, sans personne pour le piloter.

Le cadrage

Trois questions, trois minutes

J'ai ramené le périmètre à ce qu'un membre du jury doit pouvoir se dire en moins de trois minutes. Tout écran qui ne servait pas l'une de ces trois réponses sortait du prototype.

1

Est-ce que je comprends ce que fait Sof'IA ?

2

Est-ce que je vois ce que le commissaire récupère en sortie ?

3

Est-ce que je vois où l'humain valide et garde la main ?

Elles ont écarté la sélection d'échantillon, l'extrapolation statistique et la détection de fraude, tentantes mais hors sujet. Les commissaires que nous avons interrogés comptaient 4 heures de vérification à la main sur ce contrôle, et le prototype visait 15 minutes.

La limite

Le logiciel prépare, le commissaire décide

Un commissaire aux comptes engage sa responsabilité sur son opinion. Un outil qui conclurait à sa place est inutilisable, quelle que soit sa qualité. Cette frontière a décidé de chaque écran.

Ce que Sof'IA fait

  • Rapproche les pièces, les journaux et les justificatifs
  • Signale les écarts, avec la source, la page et la règle déclenchée
  • Attend une validation humaine sur chaque signal
  • Produit les livrables qui entrent au dossier

Ce que Sof'IA ne fait pas

  • Choisir l'échantillon à la place du commissaire
  • Extrapoler un résultat à l'ensemble des comptes
  • Qualifier une anomalie de significative
  • Conclure l'audit ou recommander une opinion
La liste des signaux documentaires, chacun avec sa priorité, son statut d'attente de validation, son taux de confiance et sa source.
Le rappel est en haut de l'écran, au-dessus des signaux. Chaque signal arrive en attente. Il porte sa priorité et son degré de confiance. Aucun n'est décidé tant que personne n'a tranché.

La traçabilité

Un signal dit toujours d'où il vient

Un commissaire qui reprend un dossier deux ans plus tard doit pouvoir refaire le chemin. Chaque signal renvoie donc à la page exacte du document qui l'a déclenché, et le journal garde qui a validé quoi.

Le détail d'un signal, avec l'extrait du document en cause, la règle appliquée et les trois actions possibles.
Le détail d'un signal et les trois gestes possibles, valider, rejeter, ou marquer à approfondir.
L'écran des livrables, avec la check-list de complétude, le tableau des signaux, la synthèse et le journal de traçabilité.
Les quatre pièces qui entrent au dossier une fois la revue faite.

Les contraintes

Un logiciel qui travaille sur des comptes qui ne lui appartiennent pas

Les pièces d'un audit sont confidentielles, et le cabinet en répond. Les données sont donc anonymisées avant traitement, l'hébergement est qualifié SecNumCloud, et l'outil tourne en local, y compris sans réseau chez le client.

Ces trois exigences ont fait entrer le lecteur de documents dans l'application. Tout se passait dans l'application, y compris l'affichage d'une facture.

Ce que j'ai tenu

Du périmètre à la soutenance

J'ai cadré le produit avec l'équipe, dessiné les parcours et l'interface, puis porté la soutenance devant le jury. Le prototype a été développé par cinq personnes en un mois, en parallèle des cours.

Ce que je retiens, c'est la valeur d'une phrase qui tranche. Chaque fois que l'équipe hésitait sur une fonction, nous la confrontions à « Sof'IA ne se substitue pas au jugement professionnel ». La réponse tombait en dix secondes.

La planche de présentation de Sof'IA, avec le problème, les écrans, les garanties de sécurité, le gain de temps visé et les six étapes de l'analyse.
La planche remise au jury.